Le bien-être animal

28ème séance – 1er mars 2015

Le bien-être animal

Animé par Marine Spaak

La séance

Tandis que les animaux de compagnie sont souvent considérés comme de véritables membres de la famille, les animaux de rente peinent à être reconnus comme des êtres sensibles. Les critiques adressées à l’élevage portent sur des densités d’animaux très élevées, des pratiques de mutilations devenues routinières, des transports extrêmement longs et pénibles et un abattage qui pose plus que jamais la question de la douleur animale. Face à ces constats, des associations se mobilisent pour améliorer les conditions de vie des animaux (associations de protection animale) ou pour faire la promotion des régimes non carnés (associations végétariennes, végétaliennes et véganes). Toutes ces associations diffèrent tant par leur objet que par les stratégies qu’elles développent. Aux argumentaires axés sur la protection animale (dénonçant la maltraitance, prônant un élevage plus respectueux du bien-être des animaux ou encore défendant l’abolition totale de l’exploitation animale) s’ajoutent des arguments en faveur de la préservation de l’environnement ou de la santé. Cette présentation offrira un aperçu des différents courants associatifs mobilisés au sein de – et autour de – la cause animale. Elle détaillera leurs argumentaires et mettra en avant les liens existant avec d’autres thématiques telles que la conservation de la nature, la nutrition et la santé humaine.
Cette entrée en matière dans l’univers de la protection animale permettra d’engager des réflexions autour de la place des animaux dans nos sociétés, des relations que nous entretenons avec eux ou encore des actions mises en place par les associations pour les défendre.

L'intervenante

A 22 ans, Marine Spaak vient tout juste d’achever ses études, au terme d’un parcours assez complet. Après avoir terminé le lycée dans un petit village de Vendée, elle est arrivée à Paris pour entrer en classes préparatoires BCPST (Agro / Véto). Elle a passé le concours agro au bout de deux ans, puis a intégré l’AgroParisTech – école d’ingénieurs en Agronomie. En deuxième année elle choisi le domaine « Gestion des ressources naturelles et de l’environnement » et effectue un semestre Erasmus aux Pays-Bas sur le thème de l’éducation à l’environnement. En troisième année, elle décide de s’ouvrir aux sciences sociales en faisant un double diplôme d’anthropologie (Anthropologie de l’environnement et de l’agriculture) au muséum d’histoire naturelle. Finalement son stage de fin d’études sur les mobilisations associatives autour de la protection animale s’insère à la rencontre de ces deux chemins (agro / sciences sociales). Elle espère pouvoir poursuivre cette étude à l’occasion d’une thèse.